La Buzétoise c’est aussi Buzet Sur Tarn

Hé oui, La Buzétoise sans Buzet Sur Tarn cela ne signifierai pas grand chose 🙂 Alors penchons nous un peu sur l’histoire de notre beau village.

C’est donc avec plaisir que nous vous partageons un bel article de l’Office de Tourisme Val’Aïgo sur notre passé et nos racines. Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir que nous à le parcourir.

Le nom “BUZET” repose sur plusieurs hypothèses bien différentes, mais dont aucune ne peut être attestée avec certitude.

? La première nous vient du Vème siècle avant notre ère, époque où le territoire communal était occupé par les Volques Tectosages – tribu Celte en provenance de la Belgique actuelle – pour qui “BUZET” signifiait “coude” et qui auraient donc donné ce nom au lieu en raison du coude formé par le Tarn à cet endroit. 
De cette période nous sont parvenues des urnes funéraires, retrouvées sur le territoire communal .

? Une autre hypothèse évoque plutôt la période gallo-romaine, le nom latin du lieu – « bussetum » – signifiant “bois”, ce qui expliquerait le lien existant encore aujourd’hui entre la forêt et le village. Les tuiles à rebord et les débris de poteries datant de cette période, trouvées sur la commune, attestent de cette occupation, la région devenant même la première province romaine sous le nom de “Narbonnaise” (du nom de sa métropole d’alors).

? Enfin, au Vème siècle de notre ère, profitant du déclin des Mérovingiens et Carolingiens occupant les lieux, les Arabes, remontant d’Espagne, s’installent sur le territoire de Buzet, d’aucuns pensant même qu’ils auraient fondé le village. Or, ce village a sans doute été conçu pour devenir une sorte de « tour de gué » afin d’observer les environs sur une très longue distance. Le nom “BUZET” serait alors lié à celui de la buse, rapace à la vue perçante, dont les Arabes se servaient pour la chasse.

Lorsque le village fut repris par Charles Martel, celui-ci l’incendia et le rasa. Il semble qu’il ait ensuite fallu attendre le Xème siècle pour qu’il soit reconstruit. Une motte circulaire – avec poteries et outils de chasse et d’agriculture – découverte au hameau des Luquets, témoigne, en effet, de l’existence d’un ancien poste de défense, bâti par la Maison des Comtes de Toulouse, devenue souveraine dans la région, à la faveur d’un capitulaire du Roi Charles Le Chauve qui, en 877, avait autorisé la construction de châteaux et places fortes.

? Au XIIIème siècle (1235), le Comte de Toulouse, Raymond VII, décida la construction de la bastide de Buzet, afin de marquer son territoire, de surveiller le seul passage sur le Tarn entre le Toulousain et l’Albigeois (pont couvert dont ne restent plus aujourd’hui que les piles), et de remédier à l’expansion de la population. Dans la bastide, aménagée de façon géométrique avec des rues à angle droits, furent érigés une église et un château féodal, ceinturés par des remparts et un fossé. Une Charte de Coutumes régissait la ville, et en faisait une “Ville Maîtresse” (i.e. une châtellenie indépendante) et un “Siège de Jugerie”. La mort de Raymond VII, sans héritier mâle, replaça Buzet dans le Domaine Royal, mais la châtellenie vit confirmés tous ses privilèges.

Sous le règne de Louis XI (1461 – 1483), Buzet devint prison d’Etat puis, entre 1562 et 1598, durant les Guerres de Religion, elle fut assiégée tantôt par les catholiques, tantôt par les huguenots. C’est à cette période (1596 – 1597) que VINCENT-de-PAUL créa à Buzet un pensionnat pour éduquer les enfants des nobles venus s’y établir, attirés par le site et les chasses dans la forêt proche. Il célébra ses premières messes en la chapelle NOTRE-DAME-DE-GRACE, toute proche.

La ville, devenue champ de bataille pendant 35 ans, ne fut véritablement en sécurité qu’à la signature de l’Edit de Nantes, en 1598.

S’en suivit une période relativement tranquille pour les Buzétois, jusqu’en 1771, lorsque le Roi Louis XV décida de vendre la châtellenie au Comte de Clarac, Baron de Roqueserière. Les habitants, voyant leurs privilèges et leur relative indépendance disparaître avec cette décision, tentèrent de s’y opposer, en vain. Le nouveau seigneur, soucieux d’affirmer son autorité, s’octroya de nombreux privilèges et imposa des règles contraignantes à une population buzétoise se sentant harcelée. 
Rien d’étonnant, dès lors, à ce que les Buzétois, au lendemain de la Révolution, adhèrent en nombre et sans réserve aux textes de la nouvelle Constitution de 1791, et deviennent de fervents Républicains.

? Le XIXème siècle et la Révolution industrielle :

? * Le pont couvert de BUZET ayant été détruit entre 1739 et 1783, un nouveau pont – pont suspendu baptisé “Pont Seguin” – , fut construit en 1842. Très endommagé par la grande crue de 1930, il fut remplacé par l’actuel pont, reconstruit en 1957.

?* En 1884, au terme d’âpres négociations avec la population, quant au passage de la ligne de chemin de fer sur ses terres, Buzet inaugura sa gare.

* Maire entre 1860 et 1863, puis entre 1871 et 1908, Théodore PARLANGE porta de nombreuses réalisations, parmi lesquelles l’installation de la Bascule, pour peser les céréales (1881), et du « chalet » attenant (1882), la pose d’une pompe à incendie aux LUQUETS, la construction de la halle avec Mairie, les premiers tout-à-l’égout, l’éclairage au gaz des rues du village ou l’autorisation des premières démonstrations du cinématographe, dans la salle de bal.

* A l’embouchure du Marignol et du Tarn, une mégisserie produisait la matière première pour confectionner des gants, mais cette production s’effectuait alors à un double détriment : celui de la rivière et celui des mains des ouvriers. En 1878, la fabrique conçut une machine à tanner révolutionnaire, tant sur le plan technique (première du genre) qu’humaniste (elle préservait les doigts des ouvriers). 
Puis l’usine inventa et produisit une faucheuse baptisée « faucheuse Eclair » – première faucheuse mécanique – qui fut adoptée par les grands propriétaires terriens de Buzet, et d’ailleurs. L’usine continua de se développer et se diversifier, allant même jusqu’à produire des « chars funéraires », puis des caisses pour obus durant la Grande Guerre.

Le XXème siècle :

Après la 1ère Guerre Mondiale, et son lot de mauvaises nouvelles quant à la mort « au champ d’honneur » de jeunes Buzétois, le Maire, Bernard LACASSAGNE, développa de nouveaux projets visant à améliorer le confort des habitants : électrification des campagnes (1930) – véritable révolution qui apporta la lumière aux maisons reculées du village -, système d’adduction d’eau potable (mise en place d’un château d’eau) permettant aux Buzétois d’accéder à l’eau courante (1931).

Il dut cependant faire face à une catastrophe de grande ampleur : une exceptionnelle crue du Tarn dévasta les rues du village, le 3 mars 1930.

Puis, vint la période sombre et trouble de la Seconde Guerre Mondiale, durant laquelle Buzet connut la barbarie de la Gestapo et de la division SS «Das Reich», qui piégèrent, torturèrent et massacrèrent les résistants du village, et les membres de leurs familles – y compris le Maire du village, Émile MASSIO – suite à une dénonciation, au cours de l’été 1944.

Riche de son histoire, totalement intégrée à l’Histoire de France, de son patrimoine, et de sa situation géographique privilégiée, la commune de Buzet ne cesse de croître. Elle bénéficie, en outre, du dynamisme de ses habitants, et d’une magnifique forêt dans laquelle balades et parcours sportifs attirent de nombreux visiteurs.

Envie d’en savoir plus … visitez la page du site web de la Mairie http://www.mairie-buzet-sur-tarn.fr/web/29-vie-communale.php

Sportivement La Team du Buzet Running Club